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Theodora et Byzance

 

Up

Panoramic view of Istanbul in the 1870s as seen from Galata TowerTransAnatolie 3401
4 Jours Circuit de Culture
Istanbul
€ 373
  
   
Theodara1: Byzance2 Constantinople-Istanbul

Jour 1: Arrivée à Istanbul, accueil, visite panoramique de la ville, les doubles murailles romano-byzantines de l’époque de Constantin le Grand et de Thédosios le Grand.
Contemplation de Sept Tour- Sept Prisons ottomanes ou restaient enfermés les sultans ottomans déstitués attendant leur tour d’étranglement pour le salut du trone d’apres les lois impériales mises en vigeur par Mehmet le Conquérant d’Istanbul; Fatih.
Diner et logement a Hotel Armada 4*-Boutique ou similaire.

Panoromic View of the Golden Horn Istanbul

Jour 2:  Matin: Apres le buffet du petit déjeuner, découverte de la Corne d’Or et du Quartier Pierre Loti, visite u Cimetière Impérial Ottoman et de la Mosquée d’Eyüp; Quartier le plus typique d’Istanbul qui est en meme temps Quartier de Pélérinage du Monde Musulmane. Promenade sur les Remparts romano byzantin ainsi que visite de l’Eglise Saint Sauveur in Cora et de la Mosquée de Mihrimah Sultan, Princesse de Soliman le Législateur des Turcs et Soliman le Magnifique des Français.
Déjeuner près du Cirque Romain dans un restaurant turco-grec.

"Büyükçekmece" , Fotoğrafçı : enes çimen (www.fotofanclub.com) "Cumalı kızık" , Fotoğrafçı : Çetin Karabulut (www.fotofanclub.com)

Après-midi: Visite de l’Eglise-Mosquée-Musée Sainte Sophie et du Palais de Topkapı, ainsi que son Harem et  ses salles de Trésors.
Pour terminer la journée ballade au Grand Bazar.
 

Hagia Sophia als moskee (met minaretten en met een halve maan op de centrale koepel) Binnenzicht Hagia Sophia

Apres etre reposé un peu a l’hotel, nous réalisons le programme d’Istanbul by night avec un programme Son et Lumieres( du mois de Mai au mois de Septembre), la visite de la Mosquée de Soliman le Magnifique  et soirée pecheur a Kumkapı.
Logement a notre Hotel Armada 4*- Boutique ou similaire 4*. 

Jour 3: Matin: Visite de l’Hippodrum puis le Palais d’Ibrahim Pacha et son Musée Ethnographique, la Citerne Basilique, ensuite traversée de la Place Sultan Ahmet et visite de la Mosquée Bleue, familiarisation  avec les produits culturels du pays:Tapis-Bijoux-Cuir. Déjeuner dans un restaurant mésopotamien.

Blue Mosque

Après-midi: Visite du Marché Egyptien et de la Brocante.
Croisiere sur Détroit du Bosphore en longeant a la fois la Rive Europhéenne du Bosphore et la Rive Asiatique pleine de maisons en bois dites Yali.
Logement a l’hotel Armada 4*- Boutique ou similaire.

Jour 4: Apres le buffet du petit déjeuner, journée libre selon les horaires de retour.
Gouter de baklava et au revoir a un autre circuit culturel de Transanatolie Tour.

   

Prix

  • 373 € par pax dans une chambre double
  • 90 € single supplément

"Sevmek Paylaşmaktır!" , Fotoğrafçı : volkan akgül (www.fotofanclub.com)

Excursions Facultatives:

  • Diner spectacle au Cabaret Gar (37 €) Ou bien au Caravanserail Night Club- a la Tour de Galata- Orient House Istanbul (43 €)

Turkish Belly Dance

Dans les prix sont compris

  • 4 J /3 nuit a İstanbul
  • a l’Hotel Armada 4*- Boutique ou similaire en pension complete,
  • Transport en Turquie pour le programme a Istanbul: Mercedes Wito-Sprinter, WW.Wolt-Mercedes, bus: Mercedes 403/Intro/Mitsubishi-Safir-Isizu Turquoise.
  • 2 Déjeuners dans les restaurants de specialités, prestation en pension complete avec le diner du premier soir et le petit déjeuner du dernier jour.
  • Les entrées des visites prévues.
  • Service d’un guide national conférencier universitaire parlant la langue du groupe.

Dans les prix ne sont pas

  • L’Avion A/R Europe/Istanbul
  • Les assurances, Taxe d’Aéroport
  • Boissons et pourboires.

Tous les droits sont réservés pour TransAnatolie Tour

 

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Théodora, femme de Justinien1

L'impératrice Théodora (début VIe siècle-548), d'après un détail d'une mosaïque de Ravenne.Théodora (vers 500 - 548) est une impératrice de l'empire byzantin, femme de Justinien. D'humble origine, elle est semble t-il la fille d'Acacius, un dresseur d'ours attaché au cirque de Constantinople. Avant de devenir la maîtresse du futur empereur Justinien elle est, selon Procope de Césarée, danseuse et courtisane. Pour épouser Théodora, de 17 ans sa cadette, Justinien obtient de son oncle l'empereur Justin Ier l'abrogation d'une loi qui interdisait à un sénateur de se marier avec une courtisane.

Mariée en 523 à Justinien, alors magister militum praesentalis, elle revêt la pourpre en même temps que lui en 527 dans la basilique Sainte-Sophie ce qui l'associe pleinement à l'Empire et fait d'elle une impératrice pleine et entière. Elle conseille souvent Justinien, en particulier dans le domaine religieux, et sauve la situation en janvier 532 lors de la sédition Nika par une attitude courageuse et énergique, qui tranche avec celle de Justinien, préférant « mourir dans la pourpre » que de céder face à la populace. Avec l'aide de Narsès et de Bélisaire la sédition est écrasée.

Sa vie privée, une fois sur le trône, est irréprochable bien que Procope dans son Histoire Secrète fasse de Théodora une véritable érotomane. Cependant, les exagérations de Procope, si tant est que l'Histoire secrète soit réellement de lui, sont certainement à mettre sur le compte d'une opposition politique à une femme qui selon une rumeur probablement exagérée, gouvernait son mari et par là-même tout l'empire. Attaquer une femme sur sa vertu est un moyen commode de la discréditer.

En réalité elle fait prendre à Justinien des mesures énergiques contre les propriétaires de maisons de tolérance et dépense de fortes sommes pour aider les prostituées, rachetant certaines d'entres elles et en fondant une maison pour « pécheresses » repenties.

Théodora est moins heureuse dans le choix de ses favoris et certaines de ses interventions sont pour le moins maladroites. Ainsi après avoir couvert les débordements d'Antonine, la femme de Bélisaire, elle se brouille avec elle et fait rappeler Bélisaire d'Italie à un moment critique. Elle privilégie les hommes qui lui sont dévoués même s'ils sont incompétents.

Dans le domaine religieux, alors que Justinien penche pour l'orthodoxie et un rapprochement avec Rome, Théodora reste toute sa vie favorable aux monophysites et réussit à infléchir, du moins jusqu'à sa mort, la politique impériale.

Théodora meurt en 548, 17 ans avant Justinien, d'une maladie dont les symptômes ressemblent à ceux d'un cancer du sein. Son corps fut enterré dans l'église des Saints-Apôtres à Constantinople.

Avec son mari, elle est une sainte de l'Église orthodoxe commémorée le 14 novembre.

Riccardo Freda lui a consacré un film en 1952 : Teodora, imperatrice di Bisanzio avec Gianna Maria Canale dans le rôle de Théodora et Georges Marchal dans celui de Justinien.

Justinien2

Justinien, mosaïque de la basilique San Vitale de Ravenne, avant 547Justinien Ier (né le 11 mai 483 en Illyrie - mort le 13 novembre 565) est empereur byzantin de 527 à 565. Il est l’un des plus importants dirigeants de l’Antiquité tardive. Que ce soit sur le plan du régime législatif, de l’expansion des frontières de l’Empire ou de la politique religieuse, il laisse une œuvre et une vision considérables.

La fin d’une époque
Le long règne de Justinien, près de 40 années, ne marque pas, contrairement à ce qui est souvent avancé, le début d’une ère nouvelle mais représente la dernière tentative du vieil Empire romain pour refaire l’unité impériale, tant par la reconquête militaire que par la codification du droit et la volonté d’imposer le pouvoir du souverain à l’Église. Les indéniables succès du règne vont, en particulier dans le domaine militaire et territorial, se révéler sans lendemains car démesurés pour les structures et les ressources de l’Empire. Ce n’est qu’au prix de profondes transformations sociales et politiques, qui en font l’empire byzantin sous le règne d’Héraclius, que celui-ci trouvera les moyens de surmonter les nombreux adversaires et dangers auxquels il est confronté.

Origines, formation et caractère
Justinien (Flavius Petrus Sabbatius Justinianus) est né en Illyrie le 11 mai 483 à Taurésium (Justiniana Prima), (près de l’actuelle Leskovac) dans une famille assez modeste d’Illyriens romanisés. Sa chance est d’être le neveu d’un soldat à qui une brillante carrière permet d’accéder au trône impérial en 518 sous le nom de Justin Ier, succédant à l’empereur Anastase Ier.

Justin adopte son neveu et lui fait donner, alors qu’il est lui-même sans grande culture, la meilleure éducation possible — l’éducation d’alors se base sur le droit, la rhétorique et la théologie. Devenu empereur, Justin associe rapidement Justinien aux affaires et le nomme patrice puis consul. Il est rarissime dans l’histoire politique byzantine de voir un homme né aussi loin du trône, à ce point préparé à régner. Quand il accède au pouvoir en 527, à l’âge de 45 ans, c’est un homme mûr à la personnalité contrastée.

En effet Justinien possède d’indéniables qualités : un grand sens de l’État et de l’idée impériale, une forte puissance de travail, une relative simplicité de mœurs assez atypique pour l’époque (il est végétarien et ne boit pas d’alcool), et une culture réputée. Ses qualités intellectuelles sont cependant parfois gâchées par un caractère soupçonneux, influençable, un autoritarisme qui se change brutalement en pusillanimité (comme lors de la sédition Nika) et, surtout après la mort de l’impératrice Théodora en 548, un manque de persévérance dans l’action.

Il sait aussi, et c’est une de ses qualités premières, s’entourer de collaborateurs remarquables, quoique souvent sans scrupules, tels Bélisaire, Narsès, Tribonien ou le préfet du prétoire Jean de Cappadoce. Justinien n’hésite pas à favoriser les hommes en qui il a confiance, l’exemple de Narsès, eunuque d’extraction modeste devenu l’un des plus grands chefs militaires de son temps en est la meilleure illustration.

Enfin, et même s’il ne faut pas exagérer son influence, le rôle de Théodora, ancienne actrice de très humble origine (à tel point que Justin Ier fit modifier la loi interdisant à un sénateur d’épouser une actrice pour permettre le mariage de son neveu), épouse de Justinien depuis environ 523, est indéniable.il est l'empereur romain qui va essayer de recontruire l'Empire Romain

Politique extérieure

Paix avec la Perse sassanide
Dès le début de son règne Justinien semble avoir comme objectif de reconstituer l’ancien empire romain autour de la Méditerranée. Mais pour cela il doit d’abord mettre fin à la lutte contre la Perse dont les troupes sont aux portes d’Antioche en 529. Bélisaire remporte quelques succès entre 529 et 531 mais Justinien préfère finalement en 532 acheter la paix qui lui est nécessaire pour réaliser ses objectifs de reconquête en Occident.

Guerre contre les Vandales
L’empereur s’attaque dans un premier temps au royaume des Vandales en Afrique du Nord. Il craint que la flotte de ces derniers ne pertube plus tard ses opérations militaires en Italie et les liaisons commerciales. Outre cet aspect il y a une raison plus politique : Hildéric, roi des Vandales vient d’être renversé par Gélimer. Hildéric était le représentant de la tendance pro-byzantine et favorable à un rapprochement. Aussi Bélisaire à la tête d’une forte armée pour l’époque, sans doute 18 000 hommes, débarque entre Sfax et Sousse en 533. La bataille de l’Ad Decimum en 533, puis le 15 septembre 533 la prise de Carthage et du roi Gélimer sonnent le glas du royaume fondé par Genséric. Dans la foulée les armées byzantines s’emparent de la Corse, de la Sicile et de la Sardaigne.

Guerre contre les Ostrogoths
L’assassinat, par son mari Théodat, de la fille de Théodoric Ier le Grand, la reine Amalasonte, est le prétexte évoqué par Justinien pour envahir l’Italie en 535. Deux armées prennent en tenaille les armées des Ostrogoths, l’une venant de Dalmatie l’autre de Sicile, sous la direction de l’indispensable Bélisaire. Celui-ci s’empare de Naples, puis occupe Rome le 10 décembre 536 et enfin Ravenne en 540 malgré la résistance opiniâtre du nouveau roi Vitigés. Ce dernier est fait prisonnier et envoyé à Constantinople où Justinien le traite avec honneur. Mais l’empereur commet l’erreur en 540 de disgracier Bélisaire, dont il craint visiblement la popularité et qu’il avait déjà tenté de contrôler en lui envoyant Narsès comme second vers 538. L’échec cuisant de cette tentative avait abouti au rappel de Narsès un an plus tard.

En 540 le rappel de Bélisaire dans la capitale, où il se voit confier des missions plus honorifiques que de réels commandements, correspond aussi à une nouvelle offensive de la Perse dans le Caucase et en Syrie. La paix n’est définitivement signée qu’en 562 et aboutit à une progression de l’influence byzantine en Arménie et dans le Caucase. Toujours en 540, la capitale est menacée par les Bulgares dont Justinien ne se débarrasse qu’en lançant contre eux les Avars qui vont s’établir dans la vallée du Danube. Ces difficultés permettent aux Ostrogoths, dirigés par Totila, de reprendre l’offensive et de vaincre à deux reprises les Byzantins (Faenza, puis Mugillo en Italie centrale). La ville de Naples est reprise en 543, celle de Rome le 17 décembre 546.

Il faut attendre l’arrivée de Narsès en 552 pour voir la situation tourner à l’avantage des troupes de Justinien. Narsès, seul commandant en chef cette fois et pourvue d’une forte armée, se révèle un excellent chef de guerre et inflige aux Ostrogoths la défaite de Taginae (552) en Ombrie où Totila est tué. Les dernières résistances sont balayées en 553 au mont Lactarus, près du Vésuve, où leur dernier roi, Téias est tué. En 555 Narsès écrase une invasion alamande près de Capoue. L’Italie est redevenue romaine mais au prix de la ruine de la péninsule.

Profitant de l’appel à l’aide du roi wisigoth Athanagild en lutte contre un compétiteur, Agila Ier, Justinien se fait céder pour prix de son soutien l’ancienne province de Bétique (l’actuelle Andalousie) en 554 et impose la suzeraineté byzantine au royaume des Wisigoths.

Justinien est le dernier empereur à avoir tenté de réunir les deux parties de l’ancien Empire romain. Ses successeurs, s’ils ne renonceront pas au titre, prendront acte de la séparation définitive entre l’Orient et l’Occident.

Politique intérieure 

Œuvre législative et administrative
Illustration pour les Institutiones Imperiales. Justinien trône au centre de la gravure (XVIe siècle)À son accession au pouvoir Justinien trouve une situation économique et financière saine grâce à la sage politique suivie par ses prédécesseur tels Anastase Ier. Cela lui laisse les mains libres afin d’appliquer son programme de restauration et d’unification du monde romain. Dès le début de son règne il s’applique à une grande réforme juridique.

Diverses commissions, dirigées par le juriste Tribonien, compétent mais détesté pour sa vénalité, sont chargées de remettre de l’ordre dans l’ensemble des constitutions impériales publiées depuis Hadrien. Cette réorganisation, le Corpus Juris Civilis, est ce que nous appelons le Code Justinien (529) écrit en latin, la langue vernaculaire de l’Empire romain, qui n’était pas compris par la plupart des citoyens de l’empire d’Orient. Une seconde version, le Codex retitae praelectionis, la seule que nous ayons, celle de 529 étant perdue, est publiée en 534.

En 533 est publiée aussi le Digeste (ou Pandectes), qui correspond à une modernisation de toute la législation antique ainsi qu’à une synthèse de la jurisprudence antique. À cela s’ajoute un manuel pour enseigner le droit, les Institutes (533). Enfin les lois nouvelles, voulues par Justinien, les Novelles, sont écrites en grec, la langue véhiculaire de l’empire, après 534. Cette œuvre législative prend une importance fondamentale en Occident car c’est sous cette forme reçue de Justinien que l’Occident médiéval, à partir du XIIe siècle adopte le droit romain.

Justinien entreprend aussi de nombreuses réformes administratives, contenues surtout dans les grandes Novelles de la période 535-536. Leur objectif est essentiellement de renforcer le pouvoir de l’empereur en démembrant les grands offices, de lutter contre l’inquiétant développement de la grande propriété foncière ainsi que contre la corruption endémique des fonctionnaires impériaux. Aussi, souvent pour des raisons fiscales, Justinien regroupe diverses provinces, considérées de taille insuffisante et, afin de simplifier l’administration locale, supprime un certain nombre de diocèses et regroupe parfois, comme en Égypte agitée par des troubles réguliers, les pouvoirs civils et militaires entre les mains de commandants militaires.

Politique religieuse
Justinien fut un des premiers empereurs à être représenté avec une croix sur la face d’une pièceJustinien fut un des premiers empereurs à être représenté avec une croix sur la face d’une pièceJustinien se conçoit comme l'élu de Dieu, son représentant et son vicaire sur la terre. Il se donne pour tâche d’être le champion de l’orthodoxie dans ses guerres ou dans le grand effort qu’il fait pour propager la foi orthodoxe, soit dans la façon dont il domine l’Église et combat l’hérésie[1].Il veut gouverner l’Église en maître, et en échange de la protection et des faveurs dont il la comble, il lui a impose sa volonté, se proclamant nettement empereur et prêtre. [2]. L’action législative de Justinien s’inscrit donc dans la durée avec une attention toute particulière pour l’Église. En effet l’empereur est un chrétien sincère et il s’estime, dans la tradition césaropapisme héritée de Constantin Ier, le dirigeant suprême de l’Église. Le christianisme est, d’un point de vue institutionnel et juridique, religion d’État. C’est en cela qu’il règle avec une minutie pointilleuse les conditions de recrutement des membres du clergé, leurs statuts, l’organisation de l’administration des biens ecclésiastiques. C’est lui qui légalise le contrôle des évêques sur les autorités civiles locales, ce qui a comme curieuse conséquence d’atténuer les excès centralisateurs de nombre de ses décisions. En effet les notables provinciaux, qui participent aux élections épiscopales, peuvent ainsi exprimer leurs avis et contrôler pour partie l’emploi de certains fonds publics.

Justinien est confronté aux dernières résurgences du paganisme contre lequel il agit avec vigueur. C’est ainsi qu’il met fin à l’Académie de Platon à Athènes, alors présidée par Damase et interdit l’adoration des dieux païens en particulier dans certaines régions reculée de l’Anatolie. Il persécute les Juifs bien que la contrainte employée ne donne guère de conversions.

C’est aux dissensions internes aux Églises chrétienne que Justinien tente de mettre fin pour maintenir la cohésion de l’Empire. C’est pourquoi il tente un rapprochement avec les monophysites, nombreux dans la partie orientale de l’empire (en Syrie et en Égypte), d’autant que les convictions religieuses de Théodora sont notoirement proches de ces derniers. L’impératrice en 537 n’hésite pas à ordonner à Bélisaire, qui combat alors en Italie, de s’emparer du pape Silvère pour le remplacer par Vigile supposé moins intransigeant envers ce que la papauté considère comme une hérésie. Cependant Justinien doit aussi composer avec les divers papes dont il a besoin dans son entreprise de reconquête de l’Italie.

Cette politique de bascule s’illustre dans l’affaire dite des Trois Chapitres. Justinien fait condamner la mémoire de trois théologiens détestés par les monophysites, dans l’espoir de rallier ces derniers à l’Église officielle, sous l’accusation de nestorianisme (Théodore de Mopsueste, Ibas d’Édesse et Théodoret de Cyr). Le Ve concile œcuménique de 553 qui officialise cette condamnation voit ses décrets fort mal accueillis en Occident, surtout par le pape Vigile que Justinien fait enlever afin de le contraindre à accepter les Trois Chapitres, sans pour cela rallier les monophysites.

Politique générale
Il reconstruit l’église de Sainte-Sophie, détruite dans la sédition Nika en janvier 532. Bien plus tard, en 1054, la basilique nouvelle deviendra l’un des cœurs de l’orthodoxie à Constantinople.

Prospérité commerciale et vie culturelle et artistique

Justinien représenté sur une mosaïque de l’église San-Vitale à RavenneJustinien représenté sur une mosaïque de l’église San-Vitale à RavenneLa destruction du royaume vandale, et la baisse de la piraterie qui en découle, entraîne un dynamisme économique plus fort. Les marchands d’Égypte et de Syrie entretiennent un commerce assez dynamique avec l’Occident dont la Gaule mérovingienne où ils vendent de l’huile, des fruits secs, des vins réputés, des verreries de Syrie et du papyrus. L’empire est ravitaillé en esclaves par la Mer Noire. Il entretient des relations commerciales avec Ceylan par l’intermédiaire du royaume éthiopien d’Axoum, avec la Chine par la route de la soie. La nécessité d’approvisionner les ateliers byzantins en soie, et la volonté de contourner la Perse des Sassanides, explique en partie la politique entreprise par Justinien pour faire entrer les peuples caucasiens dans la sphère d’influence de l’empire. À partir de 552-553, grâce à des vers à soie importés clandestinement de Chine, Byzance commence d’ailleurs elle-même à produire de la soie. Il faut noter cependant que l’empire, et les relations économiques, sont profondément perturbés par une grande épidémie de "peste", à qui d’ailleurs les historiens donnent le nom de peste de Justinien.

La vie culturelle est intense sous Justinien et profondément marquée par la personnalité et les préoccupations de l’empereur. On retrouve chez l’historien Procope, qui écrit l’histoire du règne de Justinien, cette recherche de la grandeur romaine qui anime le couple impérial (dont pourtant il médit beaucoup). Les hymnes (poésie religieuse) de Romanos le Mélode sont un écho fidèle de la foi chrétienne profonde, quoiqu’intolérante, de Justinien et Théodora. Il fait reconstruire Antioche, sous le nom de Théopolis après sa destruction par un terrible tremblement de terre en 526 et le pillage de la ville par les Perses en 538.

Le bâtisseur
Justinien est aussi un grand bâtisseur. Il a fait construire l’église Sainte-Sophie à Constantinople (dédiée à la Sagesse divine, Sophia en grec) à l'aide de 2 architectes, 100 maîtres maçons et 10000 ouvriers. Elle est élevée entre 532 et 537 par Anthemius de Tralles et Isidore de Milet. La première coupole s’étant effondrée en 558, une seconde est refaite en 562. Mais dans tout l’empire Justinien finance la construction de villes, de ponts, de thermes, de routes.

Justinien meurt le 15 novembre 565 après avoir désigné son neveu, Justin II, comme successeur.

Justinien et Théodora sont représentés dans leurs ornements impériaux, avec les dignitaires de leur cour par deux fameux panneaux de mosaïque dans la basilique San Vitale à Ravenne.

 
   

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